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Croissance

Nicolas Baier, Paul Butler, Patrick Coutu, Myriam Dion, Michael Dumontier & Neil Farber, Simon Hughes, Sarah Anne Johnson, Scott McFarland, Julie Roch-Cuerrier

Oeuvres de l'exposition

La Galerie Division est fière de présenter une exposition de groupe estivale ayant pour titre Croissance, et qui examine ce theme fertile autant dans ses rapports à l’art, l’économie, la science, la technologie et la famille. Dix artistes présentent leur travail, incluant Julie Roch-Cuerrier, invitée pour l’occasion.

Julie Roch-Cuerrier

La grand-mère de Julie Roch-Cuerrier a souligné sa naissance en plantant un arbre dans le jardin familial. La nature a voulu que ce même arbre soit ravagé par une brûlure bactérienne l’année même du décès de celle qui l'avait planté. L’artiste a dégagé ses racines et les a immortalisées, en faisant à la fois une élégie de son aïeule et une mesure fossilisée de sa propre vie. 

Scott McFarland 

Tout comme Roch-Cuerrier, McFarland a déniché le sujet de l’une de ses plus mémorables pièces, Spirea prunifolia, Bridal Wreath with Effects of Sunlight, dans le jardin derrière sa maison. Les fleurs blanches, filmées juste après la naissance de son enfant, devenaient le symbole de l’élargissement de sa famille ainsi qu’une réflexion sur le passage du temps des deux côtés de la lentille. La nouvelle vidéo présentée ici ausculte des annuelles similaires fleurissant à une école locale où les esprits bourgeonnant prolongent la symbolique de ces fleurs.

Sarah Anne Johnson

Repoussant les limites de sa caméra, Sarah Anne Johnson applique feuilles d’or, peinture et paillettes sur ses photographies, amplifiant ses sujets des distorsions éclatées de la mémoire. L’artiste fait une révérence à la nature dans ces trois œuvres où l’arbre, le buisson et le feuillage émettent des auras comme celles de dieux puissants ou plutôt d’esprits se dissipant.

Simon Hughes

L’impressionnant polyptique de Simon Hughes rappelle les retables de la Renaissance et les toiles représentant des aurores boréales de Frederic Edwin Church. Il agit telle une vision à la Bosch de notre réalité environnementale, en déformant notre vénération de la consommation et en insistant sur les risques d’une croissance non contrôlée.

Patrick Coutu

Les sculptures de Patrick Coutu ne font pas seulement que représenter la croissance, elles l’incarnent : d’abord virtuellement, en tant que formes générées par logiciel, puis physiquement en bronze. Ces nouvelles pièces délicates, dérivées d’équations mathématiques, rendues à l’impression tridimensionnelle, puis coulées dans un métal noble, expriment une vision poétique de l’expansion cosmique.

Nicolas Baier

Connectifs 2D de Baier est un jardin de connexions et de dendrites en surcroissance. Cette image complexe évoque une rivalité entre la nature et la technologie, qui se disputent l’espace dans un univers fini, une symbiose délicate à la limite de notre contrôle.

Myriam Dion

Alors que les pièges à clics prolifèrent, les collages finement découpés de Myriam Dion obéissent aux vertus d’un journalisme libéré de la pression du temps et d’un savoir-faire empreint de patience. Transformé en abstraction complexe, son papier journal filigrané devient à la fois message et médium, nous signalant la disparition des récifs et la migration des peuples, mais aussi notre liberté de presse en péril. Les deux œuvres dans cette exposition explorent comment les intérêts commerciaux et environnementaux, le plus souvent en conflit, définissent les idées de progrès et d’identité d’une nation.

Michael Dumontier & Neil Farber

Si les poètes et les philosophes existentiels s’emparaient de la section de psychologie populaire chez Barnes & Noble, il pourrait en résulter les écrits concis et profondément introspectifs de Michael Dumontier et de Neil Farber : les thèmes de croissance personnelle irriguent leur travail. Les représentations florales dans cette exposition deviennent des métaphores poignantes de la vie des fleurs.

Paul Butler

Occupé par des palmiers agités par la brise et nous implorant de relaxer (« Take It Easy »), le collage radieux de Paul Butler s’apparente à une affiche de motivation sous les effets du Quaalude. Mais s'il y avait de la sagesse derrière ce haussement d'épaules? Située dans le contexte d’agitation politique actuel, alors que la technologie nous submerge et que la mondialisation se transforme en rancœur du nationalisme et du protectionnisme, la pièce de Butler est à la fois un slogan encourageant un laisser-aller et un appel à une tempérance et une tolérance.